1 - La genèse de mon deuxième roman…

Mis à jour : août 31

« Ludovic et le voleur de regard »



Quatrième de couverture :

Souffre-douleur d’une mère concierge, Ludovic, un adolescent de 16 ans, passionné de littérature, s’aperçoit qu’il possède un don divinatoire en portant secours à une chienne maltraitée. Afin de la soustraire à son maître, et parce qu’il tombe amoureux d’Adélaïde, de 12 ans son aînée, il accepte de devenir le lecteur du beau-père de celle-ci, Théobald, un vieil écrivain aveugle qui habite dans un manoir. Il décide alors d’écrire pour plaire à la jeune femme, mais il voit surgir dans sa vie le héros de son roman, Victor, un garçon de dix ans, avec lequel il se lie d’amitié. Mais un jour Victor disparaît !

Comment m’est venue cette histoire :


Je me trouvais derrière mon ordinateur lorsque je suis tombée par hasard sur une photo d’escalier. Je ne sais pas trop pourquoi, mais j’ai découvert depuis peu que je suis une fan des escaliers. Peut-être parce qu’ils permettent d’accéder au nirvana…

Ceux que j’avais devant les yeux me donnaient le vertige. Je les trouvais beaux et inquiétants.



C’est grâce à cette photo ci-dessus que l'histoire de Ludovic a germé dans ma tête puis ensuite sur le papier. Tout naturellement le titre a suivi et s'est imposé à moi comme une évidence. 


Mais je ne vous ai pas tout dit…


Quelques jours auparavant, j’avais eu affaire à un couple de jeunes drogués qui avaient deux chiens et un petit chat. Ils s’en occupaient aussi bien qu’ils s’occupaient d’eux-mêmes. Ces pauvres animaux vivaient dans des conditions épouvantables, leurs maîtres aussi. Mais eux avaient choisi de fumer toute la journée comme des pompiers dans leur petit studio du rez-de-chaussée qu’ils n’aéraient presque jamais. Pendant que le couple s’en allait se promener, les deux chiennes et le petit chat restaient enfermés dans l’appartement obscur et enfumé — leurs fenêtres ayant été détériorées par une  de leurs fréquentations, ils étaient obligés de fermer leurs volets.

Pourquoi je sais tout ça ! 


Leur studio donnait sur la même petite cour que celui que je venais d’acheter. Je n’appris que trop tard la nature du voisinage alentour.


À chaque fois que je me rendais à mon appartement, j’avais l’impression de me retrouver dans un roman de Zola et cette cour ressemblait à la Cour des Miracles. Ces jeunes-là ne se levaient qu’à midi. Les animaux ne sortaient presque pas. Une des chiennes supportait très mal d’être enfermée à longueur de temps, sans pouvoir bouger de sa place. Auparavant, elle bénéficiait d'un jardin ; c'est son maître qui me l'avait précisé en me confiant que, depuis qu'elle était ici, elle était incontinente et dépressive. Il y avait de quoi ! Il avait ajouté qu'il avait trouvé la solution en lui donnant très peu à boire. 


Suite à des plaintes, les gendarmes s'étaient déplacés déjà plusieurs fois. J'avais appris par un de leurs voisins que certains matins il l’entendaient battre sa chienne lorsqu’elle n'avait pas pu se retenir.


J’avais remarqué que la pauvre bête, un labrador retriever noir, avait une bosse sur le sommet du crâne. Son corps tremblait en permanence, tellement on la sentait privée d'exercice. J'avais pu jouer quelques instants avec ces deux chiennes qui étaient vraiment adorables et ça m'avait fendu le cœur de savoir que des instants comme celui-là elles en avaient très peu.


Bref, pendant pas mal de temps, j'ai cherché des solutions pour améliorer leur sort. Je suis même allée à leur proposer de prendre les chiennes chez moi, le temps qu'ils trouvent une maison car c'était dans leurs projets. S’ils avaient accepté, il était clair que je ne leur aurais jamais rendues. J’étais prête à leur acheter leurs chiennes. Mais rien à faire, ils avaient refusé et devenaient agressifs.


Pour pallier l'impuissance qui était la mienne, j'ai inventé Ludovic, un jeune garçon de 16 ans qui, lui, contrairement à moi, réussirait là où j'avais échoué.


Le dénouement :


Finalement, au bout de deux ans, ils ont été expulsés, car ils ne payaient pas leur loyer. Les habitants ont été soulagés de ne plus avoir à supporter les nombreuses nuisances occasionnées par ces jeunes.

Je n’ai aucune idée de ce qu’ils sont devenus et parfois j'ai une pensée pour ces pauvres chiennes et ce petit chaton qui ne grossissait pas.


C’est ce vécu-là qui est à l’origine de Ludovic et le voleur de regard.


Je profite de l'occasion pour vous partager des photos d'escaliers.




Si mon article vous a plu, n'hésitez pas à m'en faire part ci-dessous dans les commentaires.

Merci et à bientôt !




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©2020 by Anne-Marie Bougret - Autrice.

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