8 - Les coulisses d'un roman, suite…

Mis à jour : févr. 28

Dans ce huitième article, autour de mon roman "Intrigue chez Virginia Woolf", je vous partage un nouvel extrait de ma première version.


Heureuse d'être dans le jardin de Virginia !
Arrivée près du petit pavillon en bois et avant d’interrompre Virginia dans son travail, je pris le temps d’apprécier la vue sur la campagne environnante que ma nouvelle amie avait quotidiennement sous les yeux.

Lorsqu'on arrive de la maison, on aperçoit la cabane d'écriture de ce côté-ci.
Sur ma gauche, de longs peupliers striaient le ciel avec à leur pied la petite marre couverte de nénuphars en fleurs que j’avais repérée à ma première visite.

Photo prise du pavillon d'écriture

Devant moi, une grande étendue de gazon fraîchement tondue jouxtait d’immenses champs à perte de vue où paissaient des bovins et encore plus loin à l’horizon, les Downs, lignes ondulées plus sombres à certains endroits.

La belle vue que Virginia Woolf avait de son pavillon d'écriture. Avec la statue qu'elle appelait "Miranda".

À ma droite se tenait le lodge peint en blanc. À travers les vitres, penchée sur son ouvrage, Virginia en pleine concentration, accaparée par sa réflexion, tel un cycliste montant une côte,. Je me souviens encore de la rapidité incroyable avec laquelle elle écrivait. N’osant pas la déranger, j’attendis un moment qu’elle relevât la tête de son labeur pour me manifester.


Lorsqu’elle me vit, elle sursauta, ce qui la ramena instantanément dans le temps présent. Je devais avoir l’air gêné et emprunté avec mon bouquet de roses à la main, car aussitôt elle me sourit avec indulgence et se leva pour m’accueillir dans son royaume.
Je lui tendis les fleurs, me confondant en excuses du dérangement que je lui causais et enchaînais en lui disant que « Flush », le livre qu’elle m’avait offert, m’avait beaucoup plu. Je la sentis émue presque aux larmes. Son extrême sensibilité tout en me stupéfiant m’enchanta.
Elle huma les fleurs en fermant les yeux de plaisir : « Hum ! Quel bonheur de respirer un tel parfum… Quel délice ! Merci beaucoup, jeune fille, elles sont splendides » m’avait-elle dit.
Habillée d’une robe ample avec un col fermé d’une lavallière et chaussée d’une paire d’espadrilles usagées, elle avait ajouté : « Ma chère amie, asseyez-vous un instant. Vous avez de la chance et moi aussi ; je viens enfin de finir un chapitre important. Je m’accorde quelques minutes de répit en votre compagnie. Et il était temps ! La moitié de mon cerveau est complètement asséchée » s’exclama-t-elle en plaisantant.

N'hésitez pas, mes AmiEs, à me livrer vos ressentis !

J'ai toujours beaucoup de plaisir à vous lire et à vous répondre.


Si vous n'avez pas lu l'article précédent sur le même sujet, il se trouve ici !


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©2020 by Anne-Marie Bougret - Autrice.

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