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©2019 by Anne-Marie Bougret - Autrice.

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Anne-Marie Bougret et son roman :

Intrigue chez Virginia Woolf

Virginia Wolf, une femme de lettres, une femme de caractère, mais surtout une des meilleurs auteures du XXe siècle qui m’a inspirée par son message féminisme, ses citations et ses livres. 

Qui est réellement Virginia Woolf ?

Cette personnalité publique londonienne connue sous le nom de Virginia Woolf voit le jour le 25 janvier 1882 à Londres. De son vrai nom Adeline Virginia Alexandra Stephen, elle est considérée comme une avant-gardiste et la porte-parole de toute une génération du courant moderniste.

Membre du Bloomsbury Group, elle travaille étroitement avec d’éminents écrivains, artistes et philosophes.

Autrice de romans incomparables et inoubliables, comme « Mrs Dalloway », « Orlando », ou bien également « Les Vagues », c’est avec l’essai intitulé « Une chambre à soi » qu’elle bouleverse les règles patriarcales, entraînant une avancée flagrante concernant les femmes et l'écriture.

 

L’enfance de cette écrivaine sans pareil fut marquée par un grand attachement au monde de la littérature. Ayant vu le jour au sein d’une famille de la bourgeoisie intellectuelle, elle s’est vite familiarisée avec les codes de la haute société. Ne manquant jamais de rien, elle a vécu dans le cadre d’une famille dite recomposée, issue de divers mariages. 

La création littéraire au service du féminisme et des différences

 

La maison où vivait la jeune Virginia était extrêmement animée en raison du nombre important d’occupants qui y résidaient. Dès son plus jeune âge, elle côtoya des intellectuels de grande renommée de la société victorienne de l’époque. En devenant écrivaine, elle contrevenait à ce qu'on attendait d'une femme au début du XXe siècle. Elle n’a jamais connu les bancs de l’école ; à son époque, cela ne se faisait pas et son père ne voulait pas dépenser un penny pour l’éducation de ses filles. Néanmoins, elle a pu avoir accès à d’innombrables ouvrages de qualité qui appartenait à la bibliothèque de son père. Arrivée à maturité, elle ne tardera pas à aborder des thèmes complètement inédits et innovateurs. Au début, ses idées sur le féminisme et la bisexualité étaient très mal reçues par la critique. Elle avait l’habitude de casser les codes et d’adopter des écrits pour le moins provocateurs et directs. Bisexuelle, elle se maria avec un écrivain nommé Leonard Woolf. Le roman qui a fait décoller sa carrière porte le nom de « La traversée des apparences ». 

 

En 1915, elle était enfin reconnue par le grand public, et même la critique ne tarissait pas d’éloges sur la pertinence de ses écrits. En déstructurant le roman, elle s’est vue maintes fois gratifiée du titre de plus grande romancière de son temps. En dénigrant l’intrigue et la progression en faveur du développement profond de ses personnages fictifs, elle apporte un vent de révolution sur les prochaines œuvres littéraires modernes. Maîtrisant à la perfection la technique du « flux de conscience », elle aura eu un réel impact sur cet univers si riche et consistant qu’est la littérature. Jusqu’à maintenant, ses œuvres marquent encore tous les esprits et les courants de pensée actuels. Centrée sur des thématiques houleuses et considérées comme taboues, son intervention a permis des changements radicaux au niveau des mentalités. En mars 1941, Virginia Woolf met fin à ses jours.

Comment décrire l’histoire palpitante de l’intrigue chez Virginia Woolf ?

 

Ce premier roman au titre intrigant et mystérieux relève d’un polar à la croisée du drame et du conte philosophique, féministe et subversif. Avec pour toile de fond un émouvant hommage à la littérature et à la célèbre écrivaine, cette histoire peut parler à tout le monde, car elle est encore malheureusement d’actualité. 

 

Au tout début du récit, Clara découvre un effroyable secret que son compagnon lui a caché. Dans un journal, elle y trouve des révélations déroutantes le concernant. Il est impliqué dans une affaire de meurtre et de proxénétisme. 

 

Elle décide de mener l’enquête avec l’aide de son amie proche dénommée Sally. Mais elle se retrouvera au milieu d’une situation qu’elle n’arrivera plus à gérer. Entre la mafia qui compte lui régler son compte et le fantôme de la romancière Virginia Woolf qui la hante, Clara est cernée de toute part ; l’intrigue et la narration se construisent autour de cet axe. Centré en premier lieu sur le thème du féminisme, on se rend vite compte que ce roman recelle bien plus de facettes que les prémices peuvent laisser croire. 

 

Les lecteurs seront séduits par l’écriture fluide, joueuse et joyeuse, sans fioritures ; une immersion totale au siècle dernier dans la campagne anglaise. Un beau voyage.  Il y a du rythme, la lecture est captive et rapide.

Au moment où on s’y attend le moins, on est entraîné dans une ambiance sombre, lugubre et violente qui est surtout destinée à mettre en exergue le machisme destructeur que les hommes sont parfois capables de mettre en oeuvre. Ces péripéties et rebondissements haletants sont abordés avec une certaine touche de légèreté. Virginia Woolf se serait sans doute, elle aussi, beaucoup amusée à les parcourir, comme elle s’amuse à jouer son propre rôle dans ce roman original.

 

À travers les portraits bienveillants des personnages et le soin à dépeindre une atmosphère « so british » transparaît la générosité de l’autrice, qui met tout en œuvre pour enchanter ses lecteurs. Pour cela, elle n'hésite pas à nous offrir une autre dimension littéraire, celle du conte fantastique, en nous entraînant derrière le miroir, opérant une superbe mise en abîme.

 

Et last but not least, l'autrice réalise un tour de force en mêlant avec brio deux intrigues qu’elle réunit en une seule afin de nous délivrer un message d’espoir.