Les souvenirs d'Anna B.

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Une histoire de famille qui pourrait être la vôtre !

 

À partir d’un rêve qui l’impressionne par sa justesse et sa précision, Anna, la cinquan-taine passé, décide de retourner quelques jours dans sa région natale pour mener une enquête sur sa famille. Elle découvre alors les raisons pour lesquelles, depuis son adolescence, son monde s’est délité.  

 

Son enquête l’amène à Paris, auprès d’un vieux monsieur célèbre, amoureux de sa mère, mais rejeté par sa famille, puis jusqu’en Turquie sur les traces de sa grand-mère paternelle, seule responsable, d’après la légende familiale, de l’abandon de son père.

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Extrait 

Pourquoi la mémoire retient-elle dans ses filets certains événements plutôt que d’autres ?

Mon histoire ressemble à une myriade d’îles immergées dans une mer sans fond. Elles surgissent çà et là de mon inconscient, à première vue de façon aléatoire. Ces moments retenus hors du temps, sélectionnés je ne sais comment, semblent donner sens et cohérence à ma vie.  

Vieillir, c’est peut-être avoir la faculté de naviguer à vue parmi ses souvenirs. C’est prendre le temps de les aborder sous différents angles, d’en observer les divers aspects, d’en occulter certains, selon l’humeur de l’instant. 

Ayant dépassé le demi-siècle, je me sens en possession d’un matériau quasi inépuisable qui relate et décrit à l’infini la complexité de l’existence. Explorer ces lointaines contrées en moi-même correspond à la plus fantastique des odyssées, tout en restant immobile dans son canapé. L’immobilité pour mieux ressentir le mouvement, revenir à l’essentiel, se laisser aller dans cet état intermédiaire entre veille et sommeil, entre deux mondes, dans un pays imaginaire, le mien. 

Enfant, j’étais fascinée par la capacité des vieilles personnes à se remémorer les choses du passé. Décalage surprenant entre leurs gestes lents et leurs récits passionnants, pleins d’entrain. Assises en cercle tels des chefs sioux autour d’un feu, elles se prévalaient d’une connaissance que les plus jeunes ne pourraient jamais acquérir. J’avais la conscience diffuse que ces femmes, bavardant entre elles dans l’arrière-salle du café de ma grand-mère, représentaient à elles seules une époque révolue à laquelle je n’aurais accès qu’en imagination, d’où mon attirance vers ce monde disparu.

Aujourd’hui, en 2010, je me sens disposée à entreprendre ce voyage. Je n’ai qu’à me blottir douillettement sous ma couette et me laisser dériver sereinement vers le passé. Comme si j’étais au cinéma, j’assiste à la projection privée de ma vie. J’aime ce demi-sommeil qui m’engourdit, propice aux réminiscences. J’éprouve le besoin de les fixer à l’aide de mots, sinon elles s’évaporent en un rien de temps de ma conscience. Si par chance, j’arrive à les retenir quelques instants au bord du vide, alors la magie opère : mes souvenirs revivent en moi.

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